Le Droit Humain à l’Eau et à l’Assainissement a récemment été reconnu par les Nations Unies. Les Opérateurs privés se réjouissent de cette reconnaissance, et espèrent que cela permettra de rendre ce droit effectif pour les milliards de personnes qui ne bénéficient pas de services satisfaisants.
En effet, le 28 juillet 2010, l’assemblée générale des Nations Unies a reconnu le Droit a l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme.
Dans ce cadre, et à travers AquaFed, leur fédération internationale, les opérateurs privés de services d’eau ont constamment soutenu le Droit à l’eau potable et à l’assainissement en insistant sur la nécessité que ce droit humain soit applicable concrètement et qu’il soit mis en œuvre sur le terrain, peut on lire dans un communiqué de presse.
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L’eau, un droit pour tous. Pour les opérateurs privés, la reconnaissance, par les Nations Unies, au niveau mondial, du Droit Humain à l’Eau et à l’Assainissement est une étape importante. |
« Pour les opérateurs privés, cette reconnaissance au niveau mondial est une étape importante. Depuis une dizaine d’années, nos membres et notre fédération ont travaillé activement avec le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies et d’autres acteurs dans le but que le Droit à l’eau et à l’assainissement soit reconnu, défini de façon utilisable pratiquement et mis en œuvre sur le terrain. La résolution des Nations Unies est bienvenue.
C’est une étape importante qui devrait accroître la mobilisation des Etats à assurer les bénéfices multiples d’un accès satisfaisant à l’eau et à l’assainissement à toute leur population », a déclaré Selon Gérard Payen, le président de la fédération.
« Les pays membres des Nations Unies ont maintenant à travailler à la mise en œuvre de ce Droit de l’Homme. Ils doivent donner des moyens appropriés aux autorités publiques, clarifier leurs obligations et s’assurer de ce qu’elles missionnent bien des opérateurs sur le terrain pour rendre ce Droit effectif pour chacun », ajoute Mr Payen dans un communiqué de presse.
Pour rappel, en mars 2006, lors du Forum mondial de l’Eau de Mexico, la fédération a indiqué que la communauté internationale devait reconnaitre que 3 étapes sont nécessaires pour mettre en œuvre ce Droit localement et en faire un droit réel et utile pour chacun, à savoir :
1. Reconnaitre le Droit Humain à l’Eau et à l’Assainissement ainsi que son contenu et les obligations correspondantes (Reconnaissance).
2. Identifier l’autorité publique chargée d’organiser sa mise en œuvre au niveau local, préciser ses obligations et lui donner les moyens d’agir (Organisation).
3. Faire en sorte que cette autorité missionne un opérateur sur le terrain afin d’assurer la mise en œuvre effective du Droit au niveau individuel (Mise en œuvre)
C’est pourquoi, la nouvelle résolution de l’assemblée générale des Nations Unies est une contribution majeure à la première étape et sera reconnue comme telle par les opérateurs de toutes sortes.
Le droit d’accès à l’eau est un principe déjà inscrit dans la loi française. En effet, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 a consacré dans son article premier l’existence d’un droit à l’eau pour tous dans des conditions économiquement acceptables.
En effet, la France s’investit fortement dans la réalisation des objectifs du Millénaire en étant le 4ème bailleur international dans le domaine de l’eau et de l’assainissement à travers l’aide publique bilatérale.
Il faut aussi savoir que la mise en œuvre de ce droit sera un des enjeux majeurs du prochain forum mondial de l’eau qui se déroulera en France, à Marseille, en mars 2012.
Environ 884 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et salubre et plus de 2,6 milliards n'ont pas accès à des services d'assainissement. Près de 1,5 million d'enfants âgés de moins de 5 ans meurent chaque année du fait de maladies d'origine hydrique ou liées à l'absence de services d'assainissement.
L'Assemblée avait proclamé « la période 2005-2015 Décennie internationale d'action, L'eau, source de vie'; » et avait décidé que la Décennie avait « pour objectif d'appeler davantage l'attention sur les questions relatives aux ressources en eau, à tous les niveaux, et sur l'exécution de programmes et de projets relatifs à l'eau, tout en visant à garantir la participation des femmes aux activités de développement concernant l'eau, et la poursuite de la coopération à tous les niveaux, en vue de la réalisation des objectifs relatifs aux ressources en eau convenus sur le plan international ».
Aujourd’hui, plus de 25 % de la population de la planète n’a pas accès à l’eau potable. Chaque année, quelque 8 millions de personnes, dont 50 % d’enfants, meurent dans le monde à cause d’une eau impropre à la consommation, victimes de la typhoïde, du paludisme, du choléra ou de diarrhées. L’accès de tous à l’eau potable et aux services d’assainissement est indispensable à la vie.
Face à cette situation, 189 pays membres de l’ONU ont adopté, en septembre 2000, la « Déclaration des Objectifs du Millénaire pour le Développement ». L’un de ces objectifs : réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas durablement accès à l’eau potable et à un système d’assainissement.